Nicolas Amblard, la méthode douce

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Nicolas Amblard, la méthode douce

Cotelub s’est doté d’un nouveau chargé de mission mobilité, avec l’arrivée en janvier de Nicolas Amblard. Ce Périgourdin de 28 ans, qui a fait ses études d’urbanisme à Lille, est très motivé par les défis qui l’attendent. Au travers de nouvelles pratiques de déplacement douces, il souhaite changer les comportements avec pédagogie, tout en favorisant le lien social.   

« La mobilité, c’est quelque chose que je pratique au quotidien », avoue Nicolas. En effet, le jeune homme arpente chaque jour les routes du territoire à vélo pour rejoindre les locaux de Cotelub. Vingt minutes de trajet pendant lesquelles il imagine toutes les actions à mettre en place pour qu’il ne soit plus le seul cycliste sur le chemin. « Il y a beaucoup à faire en mode de transports doux. Les habitudes sont bien ancrées ici. On utilise la voiture même pour des trajets courts », a-t-il noté.

Alors, avec son vélo ou la voiture électrique Cotelub, Nicolas explore les chemins. Cela lui permet de repérer les trajets où les vélos pourraient se déplacer plus en sécurité, par exemple, ou ceux qui pourraient bénéficier de services de covoiturage. Pour lui, son action ne possède pas que des vertus écologiques ou de santé. Il prend l’exemple de la semaine de la mobilité organisée par Cotelub chaque année. Pendant cette période, les gens s’engagent à venir au travail autrement. L’effet est immédiat, selon lui. « Tout le monde devient super enthousiaste. Ceux qui font du vélo se saluent. Les gens discutent davantage car ils sont plus nombreux dans les voitures. On voit bien que les pratiques de déplacement favorisent l ‘échange. Et ça crée du lien social. Ça crée de la vie ! »  

Une de ses missions consiste à mettre en place un service de covoiturage sur le territoire. Un objectif qu’il aborde avec philosophie et pragmatisme.  « Le but, c’est de se mettre à la place des gens. Il ne s’agit pas d’imposer quoi que ce soit mais de faciliter, de sensibiliser et faire comprendre », précise-t-il. Pour agir efficacement, il se base sur le schéma de mobilité, la grand plan d’action commandé par Cotelub : « C’est le document de référence de ma mission, précise Nicolas. A partir de ça, j’essaie d’adapter mes actions. C’est très utile pour constater s’il y a un décalage entre ce qu’on a imaginé et les comportements. Il faut savoir rebondir si ce décalage est trop grand. »

Mais plus qu’un document écrit, c’est son expérience personnelle qui lui a montré l’étendue des défis à venir. Lors de sa venue pour son ultime entretien d’embauche à Cotelub mi-novembre, le jeune homme avait prévu de prendre le bus une fois arrivé à Pertuis. Mais Nicolas… n’a jamais trouvé l’arrêt. Heureusement, il était très en avance et le reste du voyage s’est donc fait à pied. « En marchant plus d’une heure pour rejoindre la Tour d’Aigues, j’ai pris conscience des limites du déplacement alternatif du territoire, se souvient-il en souriant. Mais ça m’a permis aussi d’évacuer le stress avant l’entrevue…et d’obtenir le job ! ». Comme quoi, les déplacements doux mènent à tout.