Un dîner presque parfait

You are here

Le 16 juin dernier à la salle Philibert de La Tour d’Aigues, les adolescents du secteur jeunes du centre social de l’Aiguier et de COTELUB ont offert une représentation de la pièce mythique du théâtre comique français « Le dîner de cons ». L’animateur territorial Brunot Labat, responsable du projet, nous raconte cette belle et longue aventure.

« C’est une pièce qui fait beaucoup rire, mais j’ai aussi essuyé quelques larmes », reconnaît Bruno, encore ému par la représentation. Il est vrai que voir sa troupe de jeunes connaître un tel succès a de quoi rendre émotif. Cela faisait neuf mois que les sept jeunes et l’animateur répétaient, à raison d’une heure et demie par semaine. Un long processus qui a rendu les applaudissements encore plus touchants.

Au départ, rien n’assure que les jeunes adhèrent à ce choix de pièce, différence de génération oblige. Et pourtant, « ils ont tout de suite capté l’humour. Ça m’a rassuré. Ensuite, j’ai dû couper des scènes et adapter le tout à ma sauce », souligne Bruno. Un travail particulièrement remarquable avec un groupe constitué uniquement d’acteurs amateurs : cinq collégiens de l’établissement Albert Camus (La Tour d’Aigues) et deux lycéens de Val de Durance (Pertuis).

Quand l’animateur se remémore le chemin parcouru, il relève les difficultés, malgré les fous rires récurrents. Au niveau du jeu, « le plus dur a été de travailler sur les émotions. Ce n’est pas facile de passer du rire à la tristesse. C’est là, le cœur du métier de comédien. Et finalement, ils ont été au-dessus de mes attentes. Ils se sont révélés. » Concernant l’organisation, Bruno met en avant l’assiduité de ces acteurs en herbe. « Le plus compliqué est de garder tous les élèves sur un même projet pendant aussi longtemps. Je suis fier d’eux. »

La réussite de ce « dîner de cons » a donné des idées à l’animateur, qui espère obtenir une 2e représentation en octobre au théâtre de Pertuis, et souhaite proposer un nouveau projet aux jeunes. « J’ai une idée derrière la tête mais je la garde pour moi avant de la leur soumettre », conclut-il.  On a hâte d’en savoir plus.