Enfance, jeunesse : le choix de la petite entreprise ...

You are here

Au 1er janvier 2020, les compétences enfance et jeunesse seront regroupées au sein de la SPL-Société publique locale Durance-Pays d’Aigues, une sorte d’entreprise gérée par les élus de la communauté de communes. Paul Fabre, le président de Cotelub et directeur général de la SPL, explique les raisons de ce choix qui sera sans aucune conséquence sur les usagers de ces services. 
 
Qu’est-ce qu’une Société publique locale ?
Il s’agit d’une structure juridique permettant aux collectivités de gérer un ou des services publics. Elle sera opérationnelle au 1er janvier 2020 avec un cadre financier et juridique bien défini.

Pourquoi avoir changé de mode de gestion et opté pour une SPL ?
Pour plusieurs raisons, mais la principale est l’harmonisation des services et des coûts sur l’ensemble du territoire. La SPL garantit une qualité de service rendu et une gestion efficiente. De plus, le choix de cette structure offre un cadre juridique qui allie la souplesse du privé et le contrôle complet par la collectivité sans avoir la notion de bénéfices à dégager.

Pourquoi regrouper, précisément ces compétences enfance et jeunesse ?
Pour avoir une gestion cohérente et harmonisée des services tels que le service jeunesse, le Relai assistantes maternelles, le LAEP-Lieu d’accueil parents-enfants mais aussi, ultérieurement, et dans le cadre du volontariat, les crèches. La situation telle que nous la connaissions jusqu’à présent avec les associations n’était plus juridiquement tenable et faisait courir trop de risques de toute nature (pénale, financière…) aux bénévoles, aux élus et à Cotelub. Je voudrais en profiter pour remercier tous les bénévoles des associations pour leur travail et leur investissement dans ces structures. C’est d’ailleurs avec eux et non contre eux que nous souhaitons avancer.

Qui gérera concrètement cette SPL ?
Le conseil d’administration sera composé de dix élus qui représenteront COTELUB et d’un onzième, représentant les cinq communes actionnaires.

Comment va-t-elle fonctionner ?
Le président, avec son conseil d’administration, va mettre en place une équipe technique. A terme, ce sont entre 80 et 90 personnes qui seront transférées au sein de la SPL. Nous nous sommes engagés à ce que tous les statuts soient conservés. COTELUB continuera à définir la politique publique à mettre en place et la SPL, au travers d’un contrat, mettre en œuvre ce que COTELUB aura décidé. C’est un outil au service des élus, une sorte de service externalisé.

Cela va-t-il changer quelque chose pour les usagers de ces services ?
Non d’aucune façon. La création de la SPL n’entraînera aucun surcoût financier pour les familles. Et, il y aura au sein des structures, notamment les crèches, un projet pédagogique individualisé.