Des collégiens de la Tour d’Aigues réalisent deux films sur la problématique du déplacement

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Des collégiens de la Tour d’Aigues réalisent deux films sur la problématique du déplacement

En partenariat avec l’association Basilic Diffusion, qui gère le cinéma le Cigalon à Cucuron, les élèves de la classe 5e C du collège Albert Camus préparent deux petits films sur la problématique du déplacement.  La projection de ces œuvres cinématographiques est prévue le 2 février 2017. On a voulu en savoir plus sur ce projet subventionné par COTELUB, avec Estelle Albano, la professeure de français à l’origine de cette idée et l’un de ses élèves, Noa Heuninck.   

« Je voulais avant tout que mes élèves côtoient le monde de l’art et que, à travers ce projet, on puisse leur donner une vision du monde différente », lance Mme Albano. La professeure de français ne tarit pas d’éloges sur ses élèves et semble conquise par ces quelques semaines de travail.  Depuis début octobre, sa classe a été divisée en deux. La première partie réalise un petit film d’animation poétique et onirique, dirigé par Sabine Allard (réalisatrice) sur la problématique du déplacement.

Pour cela, les cinéastes en herbe ont du effectuer un micro-trottoir afin d’enregistrer l’avis des habitants sur cette thématique. « Le but était de faire sortir les élèves du collège et de recueillir des infos. Ce n’est pas facile à cet âge là d’aller parler aux gens, mais ils ont adoré », concède Mme Albano. Un sentiment que confirme Noa : « Au départ on était un peu stressé et puis on s’est habitué. Et finalement on a obtenu des réponses parfois incroyables ! » Le but ensuite est d’ajouter à ce fond sonore le décor du film, construit avec des matériaux du quotidien (coton, ficelle, collage, cailloux).  « On peut imaginer une petite voiture qui avance sur une route, entre les arbres…» L’objectif étant d’illustrer la voix de la personne. Ce sont encore des idées en l’air car « la réalisation technique n’a pas encore commencé », précise Estelle.

« Communiquer, c’est agir, et peut être faire agir l’autre »

L’autre moitié de la classe réalise un film de quelques minutes, dirigé par Clément Dorival (réalisateur). « Cette œuvre est totalement différente de l’autre, précise-t-elle. Là, on va se servir de l’outil numérique.» Les collégiens sont invités à produire des autoportraits vidéo de quelques secondes sur comment ils vivent le transport. « Ils apprennent ce qu’est un plan fixe, l’utilisation des ombres…», précise Mme Albano. L’initiative semble susciter des vocations et révéler des introvertis, tout en cultivant le vivre ensemble et la liberté de création. « C’est clair qu’on est plus concentré qu’en cours de français, plaisante Noa. Ici on est libre de créer, en groupe. On doit se faire confiance et aussi laisser libre cours à son imagination. » Du côté de leur professeure, l’objectif de ces films est encore plus grand : « On leur apprend que communiquer, c’est informer. Communiquer, c’est agir, et peut être faire agir l’autre. » 

Tout cela a été possible grâce à de nombreux intervenants comme COTELUB, Basilic Diffusion, mais aussi Coline Privat et Clémence Renoux, qui ont servi d’intermédiaire avec les réalisateurs. Associé à ce projet, Canopé 84 a aidé à fournir le matériel. Enfin, le collège Albert Camus a soutenu la réalisation de ces films et a permis, comme aime le dire Estelle Albano,  de « pousser les murs de ma classe pour enseigner autrement ».

Une première projection a été fixée le 2 février 2017 au cinéma le Cigalon de Cucuron. Une autre est prévue plus tard au collège Albert Camus.