Pôle Environnement : quel bilan trois mois après l'ouverture ?

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Pôle environnement : quel bilan trois mois après l’ouverture ?

Comment se déroulent les débuts du Pôle environnement ? Y a-t-il du monde ? Les habitants du territoire ont-ils pris de bonnes habitudes ? Quelle image ont-ils de ce Pôle ? Quels sont les réussites et les points à améliorer ? Trois mois après son ouverture, nous sommes allés poser ces questions à Nicolas Julien, directeur des services techniques à Cotelub.

Quel bilan tirez-vous de ces trois mois d’activité ?
On est très satisfait. On a de bons retours. Plus de 500 personnes viennent chaque semaine ici. C’est une vraie réussite parce qu’on avait pas mal de pression. On ne sait jamais comment ça va se passer avant le démarrage. Grâce à l’esprit d’équipe mais aussi au partage d’idées, ça a bien fonctionné. Vous savez, ce n’est pas parce que c’est moi le chef sur place que j’ai toujours raison. J’ai beaucoup échangé avec mes équipes et ça a porté ses fruits.

Sur quoi a-t-il fallu particulièrement travailler ? 
Le tri, c’est le quotidien. Ça se fait naturellement. Mais l’accueil, ce n’est pas si simple. Il faut avoir le sourire, évidemment, mais savoir aussi rester ferme. Voilà pourquoi on a embauché quelqu’un en plus. Une autre personne viendra aussi donner des coups de main ponctuellement. Il faut être sur place sept jours sur sept donc il y a de la rotation d’effectif. Il fallait s’adapter.

Sur quoi d’autre fallait-il s’adapter ?
Sur le tri des déchets toxiques, il y a eu des améliorations à apporter.  On a vite compris qu’une vraie formation s’imposait pour notre personnel. Cette formation aura d’ailleurs lieu dans les 6 prochains mois. Il y aussi le bois qu’on doit mieux trier pour ensuite le recycler et le revaloriser, ou bien les déchets pharmaceutiques. Ces déchets sont pour l’instant récoltés uniquement par les pharmacies. Enfin, il y a les carcasses d’animaux, déposés parfois par les chasseurs dans les poubelles d’ordures ménagères. L’été, avec l’odeur notamment, ça peut poser des problèmes. Nous, on aimerait pouvoir tout recevoir en un seul endroit. On travaille pour simplifier et améliorer la vie des habitants.

Quelle image ont les habitants du Pôle environnement ?
La plupart ont une très bonne image du Pôle. Mais parfois, certaines personnes ont une veille image du tri et de notre travail. Ils imaginent que le Pôle environnement est une sorte de trou sale au fond des bois. Pas du tout, encore une fois, c’est très propre et très facile à utiliser. Il n’y a pas besoin d’être un « écolo » pour voir que ça nécessite peu d’efforts. Il faut que ça devienne un geste naturel, comme ranger sa cuisine par exemple. Il ne faut pas obliger les gens mais leur présenter des solutions. Il faut aussi montrer aux gens que le Pôle est un site pratique. J’encourage tous les habitants à venir voir.

Qu’est-ce qui vous a surpris chez les utilisateurs ?
Sur place, une fois que les gens ont terminé, ils balayent tout seuls. Les gardiens n’ont rien eu à dire. Ça s’est fait tout naturellement car l’endroit incite à ce genre de comportement. Ce sont les utilisateurs par eux-mêmes qui ont pris l’habitude de faire ça. C’est le type d’habitude qui fait plaisir à voir. Ça donne le sourire à tout le monde.
 

« LE CHIFFRE » : 500
C’est le nombre de personnes qui viennent chaque semaine au Pôle Environnement.