Le choix d'un centre de tri adapté aux extensions

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COTELUB a signé voilà un an un contrat avec l'entreprise Veolia pour la collecte et le tri des déchets ménagers. Dans le cadre de la campagne sur l'extension des consignes de tri, COTELUB a interrogé Fabien Françoise, directeur de l'Unité Opérationnelle-Activités Services Secteur Alpes « Recyclage et valorisation des déchets » de Veolia.

Quel est l'impact de l'extension des consignes de tri CITEO sur le centre de tri Veolia de Manosque ?
Après des travaux de modernisation réalisés durant six mois, d'octobre 2017 à mars 2018, nous sommes aujourd'hui en capacité  de trier les emballages entrants en mode "extension des consignes de tri", une obligation pour les collectivités d'ici à 2022. Grâce à ce centre "nouvelle génération", il s'agit plus précisément de trier et valoriser le flux en développement des nouvelles matières plastiques, notamment les résines plastiques. Avant, nous valorisions les bouteilles plastiques, sous toutes leurs formes. Maintenant, nous captons, trions et valorisons tous les emballages plastiques. L'intérêt pour COTELUB, en appliquant l'extension des consignes de tri, est de capter ces flux nouveaux, qui seront désormais valorisés.

Comment s'est traduite la modernisation du centre de tri de Manosque pour répondre à l’extension des consignes de tri?
Nous avons modernisé la chaîne de production grâce à un investissement de 5,5 millions d'euros. Le nouveau process de tri est rendu possible par l'installation de trois cribles balistiques et quatre trieuses optiques, des machines en mesure de capter les nouvelles résines plastiques. Nous avons aussi travaillé sur la notion de petit aluminium, comme par exemple les capsules de café, qui peut désormais être trié. Nous nous sommes adaptés à l'évolution des gisements de matières.

Quelles sont les répercussions de cette évolution technique sur le volume d'emballages triés? Avez-vous dû adapter les postes de travail ?
Avant la modernisation du centre de tri en 2018, nous faisions face à un volume de 3 000 tonnes d'emballages. Actuellement, nous gérons 10 000 tonnes en portefeuille. L'extension des consignes de tri va, quant à elle, entraîner une augmentation de 25% du tonnage valorisé et de 95% du volume des emballages. Du côté des ressources humaines, le même effectif de neuf salariés est conservé. Mais, il n'y a plus que deux personnes affectées au tri manuel au lieu de sept. Nous avons formé les personnels qui en avaient besoin et de nouveaux métiers tels que rondier (agent de surveillance et de sécurité) et agent de maintenance ont été créés.

Avec le Barème F,  COTELUB n’est plus en contrat filière avec Valorplast. Quels sont les partenaires  de recyclage retenus par Veolia ?
Toutes les matières plastiques partent à Environnement Massif Central à Mende en Lozère. L'entreprise mendoise réalise un nouveau tri sur les déchets plastiques avant de les valoriser.

Concernant le tri des  déchets, quelles erreurs doivent éviter les usagers ?
Concernant l'extension des consignes de tri, nous n'avons pas encore suffisamment de recul. De manière générale, nous sommes face à une multitude d'emballages différents et le risque d'erreur sur le tri existe. Ce n'est pas dramatique car il est  possible de gérer un certain nombre d'erreurs.
La principale erreur à éviter de la part des usagers est de créer des imbriqués, c’est-à-dire d’enchevêtrer des matériaux différents les uns dans les autres. L’exemple typique est de mettre des emballages en plastique dans une boîte de céréales en carton. La trieuse optique n’est pas en capacité de les distinguer et cela à des effets sur la qualité du recyclage et de la valorisation. C’est pour éviter cette erreur que l’on donne la consigne « EN VRAC».