COTELUB se met au Rezo Pouce

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27 septembre, c'est parti pour les petits trajets du quotidien !
Rejoignez Rezo Pouce et partagez un trajet !

Vous y trouverez tous les points d’arrêts qui sont actifs pour le moment ainsi que les fiches mobilité des 16 communes. La carte Cotelub sur le site Rezo Pouce s'actualise au fur et à mesure des poses.
Et découvrez, après inscription :  comment ça marche ?
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Territoire d’expérimentation de nouvelles mobilités durables, COTELUB décide d’intégrer le Rezo Pouce, le premier dispositif d’autostop organisé et sécurisé en France.
On vous explique son fonctionnement et ses bienfaits grâce à son co-fondateur Alain Jean. En voiture !    

Le 8 janvier dernier, COTELUB a réuni les élus de la commission Transition Énergétique pour leur communiquer les étapes-clés de la mise en place du dispositif. Ils ont défini ensemble le calendrier et le rôle de chacun pour être prêts à proposer cette nouvelle solution de mobilité aux habitants avant la fin de l’été 2019. Il suffira alors de s’inscrire sur le site Internet de Rezo Pouce, ou en mairie, ou encore télécharger gratuitement l’application.

Le principe est simple : « Le passager se rend à un « arrêt sur le pouce ». Le conducteur s’y arrête s’il le souhaite et le prend à bord, sans aucun coût pour l’un ou l’autre », précise M. Jean. Après s’être identifié chacun comme membre de Rezo Pouce (la carte pour les membres, la fiche destination pour l’autostoppeur et l’autocollant sur le pare-brise pour le conducteur), le voyage peut commencer.
Tout le monde semble gagnant. « Pour les collectivités, c’est moins cher que de créer des lignes de bus. Et notre dispositif est particulièrement adapté à un milieu rural comme celui de COTELUB. D’un point de vue social, il se base sur la solidarité et ça permet de créer du lien. » Le concept touche toutes les couches de la société quand on sait qu’en zone rurale, le manque de transports collectifs pénalise notamment les habitants en situation de précarité́ ou encore les jeunes. Enfin, Rezo Pouce souhaite aussi lutter contre « l’autosolisme », le fait de prendre sa voiture seul, et contribue évidemment à la préservation de l’environnement en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
Mais afin de pouvoir vraiment changer les habitudes de déplacement, certains thèmes ne doivent pas être écartés. Il faut prouver que l’utilisation est d’abord très simple, puis il faut rassurer sur un point important : la sécurité. Cela passe par la création d’un réseau et l’identification des usagers. À l’inscription en mairie ou sur le site Internet, l’usager fournit une copie de sa pièce d’identité et signe la charte de Rezo Pouce. Ensuite, l’implantation des arrêts sur le pouce est sécurisée. Leur nombre et leur implantation sont proposés et l’installation est prise en charge par la collectivité.  Et ça marche. Les habitants en France commencent à modifier leurs habitudes. « En 2015, on travaillait avec 150 communes. Désormais il y en a presque 2000 », annonce fièrement Alain Jean.

Depuis 2015, cette Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) et l’association Covoiturons sur le Pouce travaillent ensemble pour faire de l’autostop un mode de déplacement comme les autres. Pour que chacun puisse bouger quand il veut, où il veut. « C’est le bouche à oreille qui nous a permis de connaître ce succès, avoue le co-fondateur, les collectivités ont vite compris l’intérêt de notre dispositif, que cela soit pour l’environnement, la mobilité, mais aussi le tissu social (…) Notre concept se base sur la solidarité. Et ça fonctionne ! »