«Il faut maintenir la qualité et la performance de nos services»

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Alors qu’elle n’avait pas bougé depuis 2010, la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) va évoluer cette année sur l’ensemble du territoire. Paul Fabre, Président de COTELUB explique les raisons de cette hausse, mais aussi les points positifs que cela entraine.

Pourquoi doit-on modifier le montant de cette taxe ?
Tout simplement parce qu’aujourd’hui, on a des baisses de dotations, on a beaucoup moins d’aides et on est obligé d’avoir un service qui s’équilibre parfaitement sur l’ensemble du territoire. De plus, on a envie d’avoir des collectes de plus en plus efficaces avec de plus en plus de récupération de déchets. Cette taxe permet de maintenir un service performant.

L’évolution de la législation pousse COTELUB à s’adapter ?
Oui, par exemple, l’interdiction totale de brûler les déchets verts pour les particuliers entraîne un traitement plus important dans notre Pôle Environnement. Aussi, pour les communes qui sont éloignées de ce Pôle, la mise à disposition de bennes à déchets verts à l’automne et au printemps entraîne des coûts importants.

La récupération de différents types de bois ou de produits dangereux suscite aussi de nouveaux coûts ?
Effectivement, le bois est scindé en deux, avec d’un côté le bois noble et de l’autre le bois aggloméré. On doit désormais les séparer pour les traiter différemment. Ajouté à ça, on récupère aussi de plus en plus de produits dangereux. Là encore, il faut pouvoir s’en occuper.

L’évolution de la consommation change-t-elle aussi la donne ?
De nos jours, le public achète de plus en plus sur Internet. De ce fait, il n y’a plus de récupération des anciens modèles (gazinière, frigo etc.) par l’entreprise. Maintenant, les consommateurs se chargent eux-mêmes de leur ancien modèle, et les emmènent directement dans les déchèteries. Ce type de nouveau comportement fait qu’on a des quantités de plus en plus importantes à traiter. On le constate régulièrement au Pôle Environnement, notamment à propos des Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (D3E).

Les spécificités du territoire sont-ils des freins à la récupération des déchets ?
On possède effectivement un territoire vaste. On a des tournées d’ordures ménagères qui font plus de 200km. Il faut aller collecter loin. Pour cela, il faut utiliser des véhicules qui doivent être entretenus. Là encore, ce sont des coûts supplémentaires. Comme la réglementation est de plus en plus draconienne, ces véhicules sont de plus en plus sophistiqués. Ils consomment certes peu de carburant (modèle Euro 6), mais le prix du carburant augmente.

Depuis combien de temps la TEOM n’avait pas augmenté ici ?
La taxe sur les ordures ménagères n’avait pas bougé depuis 2010. Cette année, elle va augmenter, et avec les autres taxes (habitation, CFE, foncier bâti, foncier pas bâti), cela représente 70 euros par an.

N’est-ce pas une augmentation logique face aux défis écologiques modernes ?
Il faut mettre les moyens pour s’adapter à  l’évolution de la société. Et on constate qu’on s’adapte bien puisqu’on a un syndicat du traitement des ordures ménagères qui regroupe une communauté d’agglomération et deux communautés de communes. Sur l’ensemble de ces 3 collectivités, nous sommes celle qui produit le moins de déchets.

Parmi les points positifs, on constate que le Pôle environnement est un succès…
Même s’il y a toujours des personnes pour déposer malheureusement leurs déchets n’importe comment, on maintient une qualité de vie sur le territoire et on observe une vraie satisfaction des usagers du Pôle. Il était attendu depuis longtemps mais je ne m’attendais pas à un tel succès. Je suis surtout satisfait d’avoir un personnel compétent, qui va à la rencontre des gens pour les aider. On propose un service de qualité, dans l’intérêt du territoire.